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Photo : Ad van Poppel/Retro-Biker

Spa – Francorchamps 1984 : Il y a 25 ans…

Après la 250cc et son succès d’il y a 12 mois, Didier De Radigues s’attaque à la catégorie reine au guidon d’une Honda-Chevallier.

Spencer, Mamola, Haslam, Lawson, Roche sont les vedettes des 500 cc. Si, sous un grand soleil, Freddie Spencer a signé la pôle, ce sont Mamola et Haslam qui le surprennent au départ alors que Didier doit directement rentré au stand. Parce que la machine des essais affichait une tenue de route déplorable, les mécanos ont travaillé sur la « grand-mère », le premier proto réalisé par Alain Chevallier, pour y transférer le moteur d’usine prêté par Honda. Un moteur plus puissant que le compétition client et qui met à mal les tendeurs de chaîne. Didier repartira pour quelques tours avant d’être contraint à l’abandon, la chaîne sautant par-dessus le pignon. Il est imité par son coéquipier Christian Le Liard (serrage moteur), par Hervé Moineau sur casse de sélecteur de sa prometteuse Cagiva, puis par Virginio Ferrari suite à une chute heureusement sans trop de gravité physique, alors que Boet van Dulmen souffre d’une main récemment blessée.

A l’avant, alors qu’Haslam rétrograde petit à petit, Spencer s’échappe et Mamola ne peut rien faire pour contrecarrer les plans de son compatriote. Raymond Roche viendra compléter un podium exclusivement Honda en prenant la mesure d’Eddie Lawson.

En 250cc, Carlos Lavado rentre en pleurs au stand. Il vient définitivement de perdre le championnat suite à une casse mécanique et assiste, contrit, à la bataille entre Christian Sarron, Manfred Herweh et Sito Pons. Retardant au maximum son dernier freinage, Sarron part en travers et ouvre la porte à ses deux rivaux, l’Allemand conservant un faible avantage sur le regretté Patrick. Les Français se consolent avec la première victoire d’Alain Michel en side-cars alors que Streuer abandonne sur bris de boîte et Schwaerzel suite à la rupture d’une durite de refroidissement.

Du côté des 80cc, Doerflinger est impérial et laisse Martinez et Spaan s’expliquer pour les autres marches du podium. C’est dans cette catégorie que les Belges récoltent enfin une place d’honneur grâce à Serge Julin, huitième.Car pour le reste de nos compatriotes, c’est la Berezina : Richard Hubin est trahi par son allumage, Stéphane Mertens est aussi grippé que son moteur, Michel Siméon connaît également des ennuis de moteur et Eric De Doncker est particulièrement handicapé par sa main blessé lors de sa chute de Donington Park.